Science

Arnaud Fontanet : “Une vague de froid peut tout d’un coup encombrer les hôpitaux”

L’hiver sera-t-il synonyme d’un nouveau confinement ? Alors que l’Autriche, les Pays-Bas, l’Allemagne ou la Slovaquie ont déjà adopté des mesures restrictives, notamment à destination des personnes non-vaccinées, la France se contente pour l’instant de la réinstallation du port du masque obligatoire pour les enfants. Dans un grand entretien accordé à L’Express, l’épidémiologiste Arnaud Fontanet s’exprime sur l’évolution épidémiologique avec pédagogie. Membre du Conseil scientifique, le chercheur à l’institut Pasteur invite à garder le masque quand c’est possible, et aérer autant que possible les pièces. En revanche, il se montre prudent sur la vaccination des enfants et fait part d’un optimisme mesuré sur la suite, autant en matière de prochaines vagues que de nouveaux variants… 

L’Express : Nous voyons la cinquième vague de Covid arriver en France également. N’avons-nous pas, collectivement, été trop optimistes, en croyant encore une fois que nous y échapperions ? 

Arnaud Fontanet : Pour les personnes qui suivent de près cette épidémie, cette nouvelle vague n’est pas une surprise. Nous savons qu’il y a un effet saisonnier, avec des reprises hivernales. Cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir de vagues en été, comme on l’a d’ailleurs vu cette année : la saison estivale joue comme un frein, en réduisant d’un tiers environ le R0, le nombre de reproduction du virus, par rapport à la saison hivernale, mais ce frein n’est pas suffisant face à l’émergence de nouveaux variants beaucoup plus transmissibles comme le Delta. 

Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement

Ce différentiel n’est pas très important, mais cela suffit pour faire redémarrer une épidémie dès que les conditions climatiques changent. Cette vague était donc attendue, d’autant qu’il reste un réservoir important de population non immunisée, avec les personnes non vaccinées, et les enfants de moins de 12 ans. A quoi s’ajoute, la baisse d’efficacité dans le temps du vaccin. La protection contre l’infection diminue à 80% deux mois après la deuxième dose, et à 50% au bout de six mois. Sur les hospitalisations, la protection est maintenue dans les six mois qui suivent la 2ème dose mais elle fléchit un peu pour les plus âgés et les personnes avec des comorbidités. D’où l’importance capitale de la dose de rappel pour ces publics afin de maintenir à 90%-95% leur protection contre les formes sévères.  

Quand vous mettez tout cela bout à bout dans les modèles, nous voyions bien qu’il y avait la place pour une nouvelle vague épidémique, qui démarrerait au moment où le facteur saisonnier allait jouer le rôle de déclencheur, comme l’année dernière… 

Vous attendez-vous à une vague de cas, ou à une vraie vague hospitalière ? 

Aux deux. Il y aura certainement une vague de cas, accompagnée d’une vague hospitalière. Mais grâce à la vaccination, cette dernière sera d’une moindre ampleur que celles que nous avons connues jusqu’ici. Pour l’instant, nous nous attendons à avoir 1000 hospitalisations par jour au pic de l’épidémie, au lieu des 2000 à 3000 admissions quotidiennes vues lors des vagues précédentes. 

Mais ces données sont encore préliminaires, et surtout elles sont basées sur des modèles plus complexes que les précédents. Les modélisateurs doivent intégrer des paramètres beaucoup plus nombreux – les personnes déjà infectées par le passé, le moment où la vaccination a été faite afin de tenir compte du déclin de la protection contre l’infection avec le temps, et ce par tranches d’âge. Même chose pour le risque d’hospitalisation. Sans compter que toutes les données ne sont pas encore consolidées, car nous manquons toujours de recul. Les projections que l’on fait aujourd’hui sont donc entachées de plus d’incertitudes que par le passé. 

“Il ne serait pas saugrenu de garder le masque avant et après le repas”

Le risque de submersion hospitalière est-il donc écarté ? 

Dans les scénarios avec les paramètres qui nous paraissent à date les plus plausibles, oui. Mais certains paramètres nous échappent, comme les mesures qui pourraient être décidées par le gouvernement, l’adhésion de la population, le climat, l’évolution de l’efficacité vaccinale… Avec des hypothèses plus négatives, nous pourrions arriver à une situation tendue, mais il n’est pas utile d’agiter les scénarios-catastrophes. Sans oublier que 1000 hospitalisations par jour, c’est déjà beaucoup, dans un contexte où le personnel hospitalier est fatigué, et où d’autres pathologies nécessitent des prises en charge. 

Ceci étant dit, je me félicite que la France n’ait pas relâché ses mesures de contrôle au début de l’automne. Si vous regardez le “stringency index” de l’université d’Oxford, nous étions en octobre le deuxième pays le plus restrictif derrière l’Italie. Cela peut expliquer que l’on soit entrés plus tardivement dans cette nouvelle vague, par rapport à d’autres pays aussi vaccinés que nous. 

Le passe sanitaire a été un énorme succès sur le plan de la vaccination. En revanche, n’a-t-il pas donné l’illusion que les vaccins protégeaient contre l’infection, ce qui n’est pas le cas ? 

Tout ceci est assez évolutif. Quand le passe sanitaire a été pensé, nous n’avions pas encore toutes les données sur la baisse d’efficacité des vaccins contre le risque d’infection. Nos connaissances évoluent et nous nous rendons compte à présent que plus le temps passe, plus le risque de transmission augmente, y compris pour les personnes vaccinées. Cela nous appelle à faire évoluer le raisonnement. Par ailleurs, comme nous le disons depuis le début de l’épidémie, une mesure unique n’est pas suffisante pour nous protéger.  

Pour vous répondre directement, cela veut dire que même dans des lieux où le passe sanitaire est demandé, le port du masque, quand il est possible, reste utile. Il ne serait pas saugrenu de le garder avant et après le repas au restaurant, et il est recommandé de le porter au théâtre ou au cinéma. Dans ces lieux, il rajoute une protection supplémentaire. Nous devons mettre ensemble tous les outils dont on dispose, d’autant que toutes les analyses montrent aujourd’hui l’importance de la transmission par aérosol. Les masques et l’aération sont donc essentiels.  

Sur l’aération justement, en a-t-on assez fait ?  

Il faut que cela devienne un réflexe. Pour ma part, j’ouvre les fenêtres partout où je vais. Quand je fais cours, j’ouvre une porte et une fenêtre sur l’extérieur et tout le monde a un masque. Une porte ouverte, même sur un couloir, fait une différence. Peut-être pourrait-on en faire plus, avec des investissements pérennes dans les bâtiments où il n’est pas possible d’ouvrir les fenêtres. Ce sont des investissements plus lourds, mais ils seront utiles à l’avenir, car ce n’est certainement pas la dernière épidémie de virus respiratoires que nous aurons à affronter.  

Au-delà de l’aération, ne faudrait-il pas rajouter d’autres mesures, pour éviter d’arriver aux 1000 cas par jour que vous évoquiez ? 

C’est vraiment au gouvernement de choisir. En tant qu’épidémiologiste, je pense que l’application du passe sanitaire pourrait être renforcée. J’entends qu’il est de moins en moins demandé dans des lieux comme les bars ou restaurants. Il faudrait à nouveau se discipliner sur ce sujet. Si les chiffres des contaminations continuent de croitre, on pourra aussi jouer sur le télétravail, dont on sait qu’il a un vrai effet. 

Pour les écoles, il y a la possibilité d’intensifier le dépistage. Je sais que c’est difficile, mais c’est important, car la population des moins de douze ans est évidemment plus vulnérable puisqu’elle n’est pas vaccinée. Avec comme règle de ne renvoyer chez eux que les cas positifs. L’idée est de ne pas fermer des classes entières. Idéalement, un dépistage une fois par semaine pourrait se faire par classe en primaire. Des pays l’ont appliqué, comme l’Allemagne ou l’Autriche, ce qui ne les a d’ailleurs pas empêchés de faire face à des vagues épidémiques. Mais on a du coup bien documenté une circulation importante du virus chez les enfants. Même si les enfants du primaire sont moins à risque d’infection que les adultes, et moins à risque de transmettre car ils font moins de formes symptomatiques de l’infection, le variant Delta est deux fois plus contagieux que le virus de 2020, et la protection relative dont ils bénéficiaient par rapport au risque de contamination comme de transmission a donc été annulée.  

“On ne peut pas négliger la fatigue des Français après 18 mois d’épidémie”

La solution la plus simple ne serait-elle pas de vacciner les enfants, comme cela se fait aux Etats-Unis ou en Israël ? Là, le gouvernement a reporté la décision à 2022… 

Il y aurait un bénéfice collectif à le faire. Mais il est je crois important de garder une perspective de bénéfices-risques individuel pour les enfants de 5 à 11 ans qui sont la tranche d’âge où les risques liés au Covid sont les plus faibles, même s’il ne faut pas négliger les quelques formes sévères chez enfants, notamment avec co-morbidités (surpoids et asthme), les syndromes “PIMS” ou les risques de Covid-long. On se doit donc d’avoir toutes les données possibles sur l’innocuité du vaccin pour les enfants. On aura la réponse rapidement, car aujourd’hui, les Américains ont déjà vacciné plus de 2,6 millions d’enfants sur les 26 millions qui sont dans cette tranche d’âge. Dans quelques semaines, nous aurons le recul suffisant pour voir si, statistiquement, il y a des effets, même rares, qui peuvent survenir jusqu’à deux mois après la vaccination. Il sera alors bien plus facile de faire la promotion de ce vaccin à destination des très jeunes, plutôt que de commencer dès aujourd’hui, alors que le risque d’effets indésirables graves et rares n’est pas complètement évacué (les essais cliniques n’ont porté que sur quelques milliers d’enfants).  

D’un point de vue épidémiologique, il est clair que cette vaccination des enfants aurait un impact sur la circulation du virus. Nous ne sommes certes pas dans le cas de la grippe où les écoles primaires sont des moteurs de lancement des épidémies. Mais il n’empêche, ces établissements participent aux contaminations et à la circulation du virus dans le cas du Covid, notamment quand le virus à commencer à circuler beaucoup.  

N’avons-nous toujours pas retenu les leçons de cette épidémie, à savoir qu’il vaut mieux agir maintenant, plutôt qu’en décembre, quand le gros de la vague sera là ?  

Une fois de plus, cela relève de choix politiques, qui doivent être acceptables pour la population. On ne peut pas négliger la fatigue des Français après 18 mois d’épidémie. Pour nous épidémiologistes, il est clair que l’anticipation a toujours été préférable, plutôt que d’attendre, ce qui oblige à des mesures plus contraignantes et plus longues dans leur application. Mais on sait aussi que des mesures prises de façon précoce, quand la situation ne semble pas encore critique, peuvent être moins bien perçues par la population, alors qu’elles sont mieux comprises une fois que la situation s’est tendue.  

“Il reste quand même des surprises dans cette épidémie”

Si on regarde la carte de l’Europe, les pays considérés comme des “mauvais élèves” lors des premières vagues, telles l’Italie, l’Espagne ou même la Suède, se portent aujourd’hui mieux que des nations qu’on a pu présenter un peu vite comme modèles, à l’image de l’Allemagne ou du Danemark. N’est-ce pas la preuve du caractère avant tout aléatoire de l’épidémie ?  

Les pays du Sud comme l’Italie, le Portugal ou l’Espagne bénéficient aujourd’hui d’une meilleure immunité d’une partie de leur population, qui avait été plus touchée lors des premières vagues. Cela se voit très clairement dans le bilan fait par The Economist sur les excès de mortalité, comparé à d’autres pays européens. Ces nations ont ainsi payé un tribut plus lourd, mais en conséquence elles ont aussi une plus forte immunité, et leurs populations sont sans doute plus enclines à aller se faire vacciner, comme à faire plus attention aux mesures de restrictions sanitaires. De la même façon, il n’est pas surprenant que des pays qui ont été moins touchés par les premières vagues, comme le Danemark ou l’Irlande, soient aujourd’hui plus vulnérables. 

Je crois qu’à l’heure actuelle, on arrive à mieux expliquer la plupart des situations épidémiologiques, en prenant en compte différents facteurs : le pourcentage d’infection naturelle (dont le meilleur proxy reste la mortalité pour des populations à structure d’âge identique), le taux de vaccination notamment chez les personnes âgées, le climat… Mais il reste quand même des surprises, comme le fait par exemple que la Flandre soit la région de Belgique la plus touchée, alors qu’elle est aussi la plus vaccinée (plus de 90% des adultes). Ce que nous avons appris, c’est que quand vous changez assez brutalement un paramètre, comme le niveau des températures, vous avez un risque de saturation du système hospitalier du fait d’une vague brutale. Ce qui provoque la surchauffe des hôpitaux, c’est quand tout le monde s’y présente en même temps. 

C’est d’ailleurs l’une des raisons possibles pour lesquelles l’Afrique subsaharienne, qui dans ses zones urbaines a la même prévalence du virus qu’en Europe, n’a pas été submergée par l’épidémie. Elle a certes une population plus jeune, mais il n’y a pas non plus de saisonnalité des infections respiratoires telle la grippe. Ces pays n’ont donc pas un déclencheur météorologique avec une vague de froid qui peut tout d’un coup encombrer les services hospitaliers. Il suffit que les cas se répartissent dans le temps pour que les patients du Covid soient plus facilement absorbés par le système de santé. Alors qu’en Europe, lors de la dernière semaine de septembre 2020, une baisse brutale des températures avait déclenché une vague épidémique forte et synchronisée sur tout le continent. 

Les nouveaux antiviraux peuvent-ils changer la donne ?  

Il y a d’abord les anticorps monoclonaux qui auront une vraie plus-value pour les personnes avec des déficits immunitaires – transplantés d’organe, insuffisants rénaux, patients recevant une chimiothérapie… – et qui , malgré la vaccination, n’arrivent pas à construire une réponse immunitaire. Avec ces produits dont de nouvelles versions administrables en injection sous-cutanée ou intra-musculaire vont arriver sur le marché, une injection régulière permettra de faire monter le niveau d’anticorps pour une durée de quelques mois. Cela aura un effet préventif pour une population qu’on évalue entre 50 000 et 300 000 personnes.  

Ensuite, avec les nouveaux antiviraux par voie orale, il y aura la possibilité de traiter les personnes immunodéprimées ou celles qui sont à risque de formes graves alors qu’elles viennent de s’infecter. Mais cela ne peut se faire que de façon précoce, c’est-à-dire à moins de cinq jours après le début des symptômes. Tout dépendra donc de la sensibilisation des patients comme des médecins à ces outils. Il faudra ainsi un vrai dépistage et traitement précoces. Si cette sensibilisation s’effectue auprès de la communauté médicale comme de la population générale, ces antiviraux par voie orale pourront jouer un rôle. Mais si on arrive trop tard, ils ne serviront à rien.  

Ne faudrait-il pas rétablir la gratuité des tests ?  

Actuellement, ils le sont pour des patients symptomatiques. On sait donc que les conditions existent pour les personnes, notamment à risque, si elles veulent se faire tester gratuitement. Simplement, il faut faire l’effort d’avoir une prescription médicale, ce qui peut, il est vrai, représenter un obstacle quand vous avez un petit rhume et que vous n’avez pas forcément la motivation d’aller voir un médecin. Je le conçois. 

“Chaque année, l’épidémie sera sans doute de moins en moins fort”

On a aujourd’hui l’impression d’une épidémie sans fin. Comment voyez-vous l’avenir sur le long terme ? Nous faudra-t-il nous habituer à un virus endémique ?  

La projection la plus plausible, c’est effectivement celle d’un virus qui devient endémo-épidémique avec des poussées saisonnières, mais où la majorité de la population sera immunisée contre les formes graves du fait de la vaccination et/ou d’une infection. Cet hiver va être moins dur que l’hiver dernier, et le prochain sera moins dur que celui-ci. Chaque année, cela sera sans doute moins fort, mais je sors là du domaine sur-lequel on peut raisonnablement spéculer…  

Et faut-il craindre différentes vagues pour cet hiver ?  

Pour l’instant, non. Le seul élément perturbateur, ce serait l’apparition d’un nouveau variant. Or le variant Delta est si hégémonique qu’on ne voit pas un autre le remplacer. Sans doute le virus a-t-il trouvé là une forme optimale dans sa capacité de transmission par rapport à son hôte, c’est-à-dire l’homme. Ce qui nous embêterait, ce seraient des mutations d’échappement immunitaire qui apparaîtraient sur le variant Delta, ce qui signifierait que ce nouveau sous-variant aurait un avantage compétitif sur celui actuel dans une population très immunisée. Autre scénario désagréable : il y a aussi toujours la possibilité d’un passage par un réservoir animal permettant des transformations plus radicales du virus chez ce nouvel hôte avant un retour chez l’homme.  

Nous n’avons donc pas fini de porter un masque ?  

Cela dépendra notamment des doses de rappel, qui peuvent changer la donne en matière de protection. Attendons de voir tous leurs effets. On constate aujourd’hui qu’après un rappel, il y a une concentration d’anticorps de 5 à 10 fois supérieure à celle constatée après une deuxième dose. Cela signifie que la durée d’efficacité de la dose de rappel pourrait être supérieure à celle observée avec la primo-vaccination. On doit se vacciner chaque année contre la grippe d’une part parce que les vaccins sont moins efficaces, et d’autre part parce que les virus changent. Chaque hiver, il y a donc la nécessité de s’adapter au virus circulant. Là, avec le Covid, il n’y a qu’un virus. S’il devient hyper dominant comme c’est le cas actuellement avec le variant Delta, et qu’on a finalement le bon régime de vaccins, deux doses et un rappel six mois plus tard suffiront peut-être, comme c’est le cas pour d’autres vaccins (hépatite B, papillomavirus). 

L’application L’Express

Pour suivre l’analyse et le décryptage où que vous soyez

Télécharger l'app

Télécharger l’app

Le Conseil scientifique joue-t-il, aujourd’hui encore, un rôle actif ?  

Nous ne nous réunissons pas avec la même fréquence qu’avant. Durant les six premiers mois de l’épidémie, on se réunissait une fois par jour. Maintenant, c’est plutôt une fois par semaine. Si la situation évolue défavorablement, on sera sans doute amenés à nous réunir plus souvent. Mais comme on le répète depuis le début, nous avions un rôle dans une période de crise aiguë, et j’espère que nous avons su le remplir. Dès juin 2020, on avait fait savoir que nous souhaitions nous arrêter pour laisser la place aux institutions existantes – Santé publique France, HAS, Haut Conseil de la Santé publique…. Si on peut avoir encore une utilité, on le fera, notre existence étant liée à la loi d’urgence sanitaire. Nous avons ainsi vocation à disparaître, c’est très clair.  

Opinions

Chronique

CREDIT : LAURA ACQUAVIVAChristophe Donner

Chronique

Robin Rivaton, essayiste, membre du conseil scientifique et d'évaluation de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol).Par Robin Rivaton

Journal d’un libéral

"Si beaucoup d'économistes prestigieux n'ont pas tort lorsqu'ils viennent dire aujourd'hui que c'est le bon moment pour s'endetter, ils s'en expliquent par de mauvaises raisons", estime Alain Madelin.Par Alain Madelin

Chronique

"La diabolisation n'a pas ralenti la hausse continue du vote Front national devenu Rassemblement national, au contraire", rappelle Abnousse Shalmani.Abnousse Shalmani

PHP Script, Elementor Pro Weadown, WordPress Theme, Fs Poster Plugin Nulled, Newspaper – News & WooCommerce WordPress Theme, Wordfence Premium Nulled, Dokan Pro Nulled, Plugins, Elementor Pro Weadown, Astra Pro Nulled, Premium Addons for Elementor, Yoast Nulled, Flatsome Nulled, Woocommerce Custom Product Ad, Wpml Nulled,Woodmart Theme Nulled, PW WooCommerce Gift Cards Pro Nulled, Avada 7.4 Nulled, Newspaper 11.2, Jannah Nulled, Jnews 8.1.0 Nulled, WP Reset Pro, Woodmart Theme Nulled, Business Consulting Nulled, Rank Math Seo Pro Weadown, Slider Revolution Nulled, Consulting 6.1.4 Nulled, WeaPlay, Nulledfire

Back to top button