Gaming

J’ai joué à des jeux vidéo sur un écran PC ultra-large pendant un mois : mon avis

Dans la vie, parfois, on s’accorde des folies, des petits extras qui en demandent beaucoup. Mais qui, on ne sait comment au final, arrivent à pimenter le train-train quotidien. C’est ce qui m’est arrivé en testant pendant un mois un écran ultra large pour le gaming, et on peut dire que depuis, je ne suis plus la même personne.

On peut dire qu’il y a deux grandes catégories de typologies dans les supports de jeux vidéo.

Il y a les consoles portables, sur lesquelles vous devez vous adapter au matériel (écran, touches, etc.) et il y a les consoles qui se branchent sur le matériel de votre choix (PS5, Xbox Series X, PC).

Dans cette deuxième catégorie, on peut retrouver à la fois les joueuses et les joueurs sur console et celles et ceux qui jouent sur PC.

En effet, dans les deux cas, en fonction du matériel pour lequel vous optez, votre expérience de jeu sera sensiblement différente.

Et s’il y a bien un équipement qui est essentiel dans le domaine, c’est l’écran. Par ce dernier, la totalité des informations passent, et en fonction du modèle que vous aurez choisi, les parties que vous jouerez n’auront pas forcément la même “saveur”.

Sommaire

  • L’installation du Samsung Odyssey Neo G9
  • Les premiers instants avec le Samsung Odyssey Neo G9
  • Le Samsung Odyssey Neo G9 : parfait pour la bureautique ?
  • Jouer avec un Samsung Odyssey Neo G9
  • Odyssey Neo G9 : immersion, je crie ton nom !
  • Utiliser un Samsung Odyssey Neo G9 ultra-large : le bilan

Les différences peuvent être particulièrement importantes entre un écran 24 pouces et un 34 pouces au format large.

Et désormais, il est nécessaire d’ajouter le format incurvé qui a fait son apparition sur le marché des écrans il y a quelques années. Avec lui, il y a eu aussi l’émergence d’écrans particulièrement grands.

C’est généralement chez le constructeur sud-coréen, Samsung, que l’on retrouve ces derniers. Et pour cette expérience, j’ai eu le plaisir de pouvoir tester le Samsung Odyssey Neo G9.

Ce moniteur a des caractéristiques aux antipodes de ce que l’on peut voir actuellement sur le marché.

Affichant une diagonale de 49 pouces, cet écran mesure 114,9 cm d’envergure. Un véritable monstre qui affiche un format 32:9.

Pour rappel, le format que l’on retrouve de manière classique est le 16:9. Plus rarement, on trouve le 21:9, qui donne un aspect assez “cinéma” à votre écran. Mais, là, le Samsung Odyssey Neo G9 affiche un profil 32:9.

Avant même de l’essayer ou de l’allumer, ce format donne immédiatement un effet englobant présent sur le bureau.

Le Samsung Odyssey Neo G9 en bref :

  • Dalle VA Quantum Mini-LED
  • Résolution : 5120×1440
  • Courbure : 1000R
  • Temps de réponse : 1ms
  • Taux de rafraîchissement : 240Hz
  • Synchronisation GPU : AMD FreeSync Premium Pro / G-Sync / Adaptive-Sync

L’installation du Samsung Odyssey Neo G9

Tout d’abord, l’installation. Cela paraît anodin, mais nous ne sommes pas en face d’un écran classique. En temps ordinaire, vous auriez fait un peu de place sur votre bureau, arrangé les câbles, saisi votre nouvel écran avec amour pour le poser délicatement sur votre bureau.

On peut opérer de la même manière pour l’Odyssey Neo G9. Mais il faut s’y prendre à deux. Ne vous amusez surtout pas à le faire seul, cet écran est bien trop lourd et large (et onéreux).

Une fois que la bestiole est posée, et que les branchements ont été préalablement faits, on peut se poser deux secondes et admirer l’engin.

Au premier regard, on se trouve face à une bête aveugle, dont l’écran sombre affiche sur large ruban sur l’ensemble de votre espace de travail.

Il attend.

En effet, c’est bien la première fois de ma vie que je vois, et j’utilise un tel écran. Il en est presque intimidant tellement sa surface est grande. On se demande même si la machine que l’on souhaite utiliser est assez puissante pour faire tourner cette surface de pixels.

Il faut dire que quand on lance un écran dont la taille équivaut presque à un appartement d’étudiant parisien, on est en droit de s’inquiéter pour sa configuration.

Avec une telle machine, on ne doit pas se faire d’illusion, il faut avoir déjà les moyens de se la payer, et il faut avoir mis les moyens pour pouvoir la faire tourner.

Car, avec une telle résolution, ne vous attendez à rien si vous n’avez pas une configuration qui est en mesure de prendre en charge du QHD (1440p), ainsi qu’un processeur et une mémoire vive qui soient au diapason du besoin que réclame ce moniteur.

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Les premiers instants avec le Samsung Odyssey Neo G9

Une fois installé, voici que vient le moment fatidique : le premier allumage.

Et là, on se rend compte à quel point cet écran prend de la place et surtout, est présent.

C’est là toute la force du Samsung Odyssey Neo G9, ce n’est pas juste une dalle plate qui s’illumine devant vous, c’est votre PC qui vient embrasser et embraser littéralement votre champ de vision.

Une fois la première impression évanouie, il est temps de rentrer dans les détails techniques.

Pour cela, rien de mieux que le menu disponible via le joystick disponible sous l’écran. Ce dernier permet de se déplacer dans le configurateur du Neo G9 tout en validant les différentes options.

Avec lui, vous pourrez gérer tous les détails (et il y en a beaucoup) afin de profiter d’une image qui corresponde à vos attentes.

Petit plus non-négligeable : la présence de l’option PIP / PBP qui permet de partager l’écran en 2 écrans QHD.

Si vous utilisez deux sources différentes, cela vous permet d’afficher en même temps les deux sources. Idéal si vous souhaitez afficher un jeu depuis votre Switch tout en ayant la soluce sous les yeux.

Le Samsung Odyssey Neo G9 : parfait pour la bureautique ?

Je fais un petit aparté sur le côté utilisation dans un cadre bureautique. En effet, quand on achète ce genre d’écran, on est en droit de s’intéresser à ce que ça donne quand on ne joue pas.

Au début, il peut être surprenant d’avoir une telle surface d’utilisation. Surtout que lorsque l’on met les fenêtres en plein écran, on se rend rapidement compte que l’on n’utilisera jamais toute la surface.

Sauf dans plusieurs cas.

Et s’il y a bien un endroit dans lequel le Neo G9 se montre très utile, voir capital dans sur cet aspect bureautique, c’est pour la gestion des grilles de calcul.

Microsoft Excel ou encore Google Sheets, vous allez enfin pouvoir afficher plus de d’une trentaine de colonnes à la fois. Un rêve quand on a des feuilles de calcul à rallonge.

De même, lorsque vous souhaitez afficher d’un seul coup une grande image, le Neo G9 brille par la surface qu’il propose.

Un autre domaine dans lequel le Neo G9 est très fort, c’est le multitâche. Avec ses 49 pouces de diagonale, il est très facile d’avoir jusqu’à 4 fenêtres affichées en même temps à un format correct.

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Ce qui fait que vous pouvez facilement aller d’une page internet à une application à une conférence en ligne etc. Et surtout, ce qui surprend le plus, c’est que malgré la taille de l’écran, tout est à la portée de l’œil.

Bien réglé au niveau de la distance, vous n’aurez pas à tourner la tête pour regarder d’un bout à l’autre de l’écran. Ce qui fait qu’il y a un semblant de “rationalisation” de l’ensemble qui réduit le gigantisme de l’écran.

En bref, il est génial pour bosser, et ses différentes options permettent en plus d’adapter l’image pour éviter la fatigue visuelle.

Jouer avec un Samsung Odyssey Neo G9

Entrons enfin dans le cœur du sujet : le gaming.

Le Samsung Odyssey Neo G9 a de nombreuses qualités du fait de ses caractéristiques. Pensé pour le gaming, son plus grand atout est également son plus grand défaut : sa taille.

En effet, autant le format 16:9 est la norme, autant le format 21:9 est plus rare, mais toujours pris en compte, mais en ce qui concerne le format 32:9, c’est différent.

Il est à savoir qu’une telle amplitude d’affichage n’est pas forcément pensée par les développeurs de prime abord.

Ce qui fait qu’au long de mon test, j’ai dû faire face à des bandes noires verticales qui sont venues entâcher mon expérience de jeu. Et quand on connaît le montant de cet écran, on ne peut s’empêcher de se demander s’il ne valait pas mieux prendre plus petit.

Mais, ce serait ignorer tous les titres qui ont prévu un tel format. Et même si tous ne sont pas adaptable de manière naturelle, nombreux sont les jeux vidéo qui ont prévu cette option et qui vous permettront de bénéficier d’une expérience de jeu unique.

Et cela ne peut se vérifier qu’au cas par cas. Lors de mon test, Elden Ring s’affichait avec des bandes noires sur les côtés (il faut que vous utilisiez un mod afin de pouvoir profiter du format 32:9), alors que Team Fortress 2 prend très bien en charge le format (alors que 15 ans sépare la sortie des deux jeux).

Conditions du test

Afin de rester au plus près d’une expérience de jeu accessible à tous, il n’a pas été fait appel à des mods ou des modifications de jeu pour bénéficier d’un visuel en 32:9 alors que les développeurs du jeu ne l’avaient pas prévu.

Ainsi, l’ensemble des jeux présentés ici avec un format 32:9 le sont de manière native.

Odyssey Neo G9 : immersion, je crie ton nom !

S’il y a bien un mot que je retiens de l’ensemble de cette expérience, c’est le mot immersion.

Ce dernier désigne le fait d’être plongé, immergé dans un milieu particulier.

Le Neo G9 en a fait sa force principale. Et cela change complètement la manière dont l’on peut percevoir le jeu jusqu’alors. Plusieurs types de titres ont été testés, afin de pouvoir vous transmettre de la manière la plus globale possible les sensations que le Samsung Odyssey Neo G9 procure.

Le Samsung Odyssey Neo G9 arrive à englober toute votre vision.

Cela peut paraître simple, mais c’est en réalité un tour de force.
Dans les faits, quand vous jouez, vous vous concentrez surtout sur un rectangle situé au centre de l’écran. Ce dernier est plus ou moins grand en fonction du jeu auquel vous jouez.

Ainsi, dans un jeu d’action, il est plus restreint, alors que dans un jeu de course, il est bien plus grand.

Vient ensuite votre vision périphérique. Vous ne voyez pas directement les choses, mais vous les percevez. Et dans la plupart des écrans qui sont sur le commerce, cette vision périphérique n’est pas sollicitée.

Avec le Neo G9, si.

Cette dernière est, comme la vision directe, plongée dans le même paysage. Ce qui fait que d’une manière très naturelle, l’écran englobe votre champ de vision, et vous vous retrouvez ainsi littéralement dans le jeu.

Cette sensation ne plaira peut-être pas à tout le monde (notamment à ceux qui souffrent malheureusement du motion sickness). Mais cette dernière entraîne le fait de se sentir réellement transporté.

En fonction des titres auxquels on joue, cette sensation est plus ou moins forte.

Ainsi, avec un J-RPG comme NieR Automata, vous pouvez embrasser de votre vue l’ensemble du champ de bataille. Vous voyez plus facilement les ennemis, et comme vu avez l’impression de véritablement surplomber votre personnage, ce dernier vous semble plus proche.

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Ce n’est pas la même chose dans les FPS. En effet, dans ces derniers, vous incarnez véritablement la personne. Ce qui fait que de légers effets de distorsion se font sentir sur les bords.

Mais cela n’est pas un problème, vu que comme vous incarnez votre personnage, vous avez ainsi une meilleure vue et de bien meilleures sensations sur le champ de bataille. En fonction du titre, cela peut être traité différemment. Sur Team Fortress 2, la distorsion ressentie est bien plus forte que sur Tiny Tina Wonderland.

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En mode première vue, on peut également mettre dans le même panier Minecraft et No Man’s Sky. Ces deux jeux procéduraux tirent un excellent parti du format 32:9 et permettent de saisir la beauté des paysage et la lumière gérée par le Nvidia RTX dans le premier et toute la magnificence et la profondeur de l’espace pour le second.

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Vient ensuite le meilleur argument pour enfin craquer pour le Samsung Odyssey Neo G9 : la série de jeu Forza Horizon.

En effet, s’il y a bien un domaine dans lequel le Neo G9 excelle, c’est la simulation de course. Et je n’ai pas été déçu, bien au contraire.

Je n’ai jamais ressenti une telle immersion, une telle puissance graphique, une telle claque. Que ce soit les virages, la vitesse, les changements de vitesse, de paysage, le passage de creeks ou encore le off-road, les jeux Forza Horizon sont à eux seuls des arguments pour acheter le Samsung Odyssey Neo G9.

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Une fois passé par ces jeux de course, on comprend mieux le terme “immersif” qui a une pesanteur bien particulière.

Afin de vous donner toutes les clefs, voici la configuration utilisée pour le test de ce Samsung Odyssey G9 :

  • GPU : RTX 3080
  • Processeur : AMD Ryzen 7 3800X
  • Mémoire Vive : 16Go
  • Windows 10 Professionnel

Il ne faut pas se le cacher : il vous faut une configuration récente et surtout solide pour pouvoir faire tourner une telle machine. Une carte graphique dédiée, comme une RTX 3070 ou une RX 6700 XT semblent être de bons débuts.

Mais si vous souhaitez réellement profiter de tout le potentiel du Samsung Odyssey Neo G9, je vous conseille de carrément vous orienter vers de la RTX 3080 ou de la RX 6800 XT, afin d’avoir assez de puissance pour bénéficier de la fluidité de cet écran.

Utiliser un Samsung Odyssey Neo G9 ultra-large : le bilan

Au final, qu’est-ce que ça donne de jouer à un écran ultrawide ?

C’est énorme, c’est génial et ça met des claques à chaque instant.

Tout n’est pas rose cependant, il faut une configuration solide pour pouvoir en profiter, ce qui signifie un investissement certain d’un point de vue pécunier. En plus de cela, tous les jeux ne sont pas compatibles (vous ne pouvez pas non plus jouer avec une console dessus, l’image est toute étirée). Les cinématiques font également apparaître des bandes noires, du fait qu’elles ne sont pas adaptées à ce format.

Mais si vos jeux préférés sont compatibles avec ce format hors-norme, foncez. C’est une expérience de jeu nouvelle, profonde et surtout qui vous transporte dans les univers que vous préférez.

Et si vous aimez la simulation, c’est encore un argument supplémentaire pour vous lancer là-dedans.

Après, si le Neo G9 vous fait encore peur, de par sa taille, son encombrement ou encore son prix, vous pouvez aussi vous tourner vers des écrans en 21:9, le format est plus répandu, mais le résultat est bien moins spectaculaire.

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