Science

Les mécanismes du vieillissement cellulaire – Sciences et Avenir

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir – Les Indispensables n°207, daté octobre/ décembre 2021.

Comment vieillir plus longtemps en bonne santé ? Une question universelle, à laquelle la “géroscience” se donne pour objectif de répondre. Cette toute jeune discipline, née aux États-Unis au début des années 2000, se voue notamment à l’étude des mécanismes moléculaires à l’origine de la sénescence des cellules, c’est-à-dire de l’altération de leurs fonctions avec le temps.

Au bout de 50 à 70 générations, les cellules somatiques cessent de se diviser

Notre corps contient près de 30.000 milliards de cellules, dont une partie meurt et se renouvelle chaque jour. Dans le lot, un petit nombre de cellules souches : capables de se diviser un très grand nombre de fois et de se spécialiser pour donner naissance à un type cellulaire précis, elles peuvent donc régénérer au moins en partie nos organes tout au long de la vie, ou lorsqu’ils sont lésés. Quant aux cellules dites somatiques, de loin les plus nombreuses, elles ont une fonction bien précise et définitive selon l’organe ou le tissu auquel elles appartiennent : peau, foie, sang, etc. Elles peuvent se diviser en deux cellules filles de fonction identique, et aident elles aussi à la régénération des organes, mais de manière plus limitée. Ainsi, les neurones ou les cellules du muscle cardiaque, on le sait aujourd’hui, ne se divisent que très peu à l’âge adulte.

On a pourtant longtemps cru, notamment suite aux travaux du prix Nobel 1912 de médecine, le Français Alexis Carrel, que la capacité des cellules à se diviser était infinie. Mais en 1962, le biologiste américain Leonard Hayflick place des cellules somatiques en culture et constate qu’au bout de 50 à 70 générations, elles cessent de se diviser. Elles sont entrées dans un état de sénescence, qui se caractérise également par des modifications de leur morphologie et de leur métabolisme. Un état de dormance qui peut durer des années. “Cela a été une découverte révolutionnaire, et la question s’est posée d’emblée : était-ce le mécanisme du vieillissement ?”, raconte Éric Gilson, professeur à la faculté de médecine de Nice, qui dirige l’Ircan (Institut de recherches sur le cancer et le vieillissement), à Nice. La réponse ne viendra qu’en 2016. Les travaux de l’équipe de Darren Baker et Jan van Deursen (Mayo Clinic College of Medicine, Minnesota, États-Unis) montrent que des souris dont on a modifié le génome pour inactiver la sénescence voient augmenter leur longévité en bonne santé. Vieillissement du corps et sénescence des cellules sont donc bien liés.

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